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"C'était pendant la guerre de Crimée. Un soir de combat, deux blessés gisaient côte à côte sur le champ de bataille. La nuit tomba, et le froid terrible qui sévissait augmenta encore leurs souffrances. Ils essayèrent d'échanger quelques paroles, mais ils ne se comprirent pas, car l'un était un Français et l'autre était un Russe. Le sommeil vint enfin clore leurs yeux. Hélas! ceux du Français ne devaient plus voir le jour.
Le matin, en s'éveillant, le Russe vit sur lui un manteau qui ne lui appartenait pas. Son voisin ne bougeait plus. Ce généreux adversaire, sentant approcher la mort, avait jeté sur son compagnon d'infortune un vêtement qui désormais lui était inutile. Il avait ainsi mis en pratique cette maxime: Soyons bons, même envers nos ennemis."
Explication d’Oriane (crayon de papier rose): j’aime beaucoup ce manuel de Wann qui m’a appris à écrire et je ne peux que le recommander… Cet extrait me rappelle le Général qui adorait de telles anecdotes de «noblesse» militaire qui laissaient croire que son métier, loin d’être celui de boucher qu’il est en réalité, consistait pour l’essentiel en la «défense de la veuve et de l’orphelin» où se révélait le meilleur de l’homme.
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